La charpente en bois est l’ossature porteuse de la toiture en pente. C’est celle qui transmet toutes les charges (poids du toit, neige, vent) vers les murs porteurs tout en donnant la forme et la pente du toit. Outre ces rôles techniques, la charpente est aussi un élément clé du bâtiment bioclimatique.
Elle conditionne aussi la durabilité de la couverture et la possibilité d’aménager les combles sous toiture. C’est aussi grâce à elle que la toiture la toiture devient conforme à réglementation environnementale RE2020.
Deux différents types de charpente pour un toit en pente
La charpente constitue un des éléments contribuant à stabiliser la construction et supporte en même temps la couverture du toit. La charpente permet alors de définir la conformation du toit, sa pente, sa taille, ainsi que l’éventuelle possibilité d’aménager des combles habitables. On distingue deux types de charpente : la charpente traditionnelle et la charpente à fermette.
La charpente traditionnelle
En règle générale, la charpente traditionnelle est conçue en bois massif et est dans la plupart des cas employée dans les demeures anciennes. Cette dernière est élaborée sur mesure sur le bâtiment à construire. Ses principaux atouts sont la possibilité de créer des combles habitables et les nombreuses conformations de toiture en pente qu’elle peut accueillir, ainsi que les ouvertures et les matériaux de couverture.
Offrant peu d’avantage, ce type de charpente est toutefois la plus utilisée car elle permet d’obtenir de l’espace sous le toit. Il coûte relativement cher et doit être installée sur un plancher lourd. De plus, elle est idéale pour la surélévation en ossature bois. Cette technique permet d’agrandir la surface habitable sans déménager.

La charpente à fermette
Quant à la charpente à fermette, qui est industrialisée, elle comporte des pièces préfabriquées en usine nommées les fermettes, puis fixées ensemble sur le chantier. Il est cependant à noter que tous les types de fermettes n’autorisent pas l’aménagement de combles habitables, seules celles à entrait retroussé et à faux-entrait le permettent. Aussi, dans certains cas, la préfabrication ainsi que l’industrialisation n’autorisent pas la construction de toutes les conformations de toit en pente.
Mais il faut souligner que la charpente à fermette est peu coûteuse. Les bois qui la composent sont combinés à des agrafes courtes permettant de réduire les fissures. En outre, l’isolation de ce type de charpente est plus efficace. En 2025, les travaux profitent des kits préfabriqués qui facilitent grandement la pose. Ils sont d’ailleurs parfaitement compatibles avec l’isolation par l’extérieur (Sarking), devenue la norme.
Les divers matériaux de conception de la charpente
De manière globale, la charpente est conçue en bois, et en bois massif quand il est question de la construction d’une charpente traditionnelle. Toujours est-il qu’il est possible de la concevoir à partir d’autres matériaux tels que le bois lamellé collé, les matériaux métalliques, le béton armé ou encore avec une poutre composite usuellement en métal à son milieu et en bois lamellé collé tout autour. Depuis janvier 2025, la RE2020 impose de nouveaux seuils carbone stricts. Cela favorise l’usage de bois locaux et biosourcés pour les maisons individuelles. Ainsi, désormais, il devient obligatoire d’utiliser des matériaux avec une Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) valide.
Au moment de la fabrication et de la mise en place de la charpente, il est essentiel de prévoir un passage pour les ouvertures ainsi que les conduits de cheminées. Il faudra ainsi réaliser une ouverture dans la charpente, en l’occurrence la trémie qui sera destinée soit à accueillir la structure de l’ouverture soit à offrir un passage au conduit de la cheminée. (voir: charpente bois une pente).
Charpente et confort d’été : les nouvelles exigences réglementaires
La réglementation environnementale RE2020 a bouleversé la conception des toitures. Désormais, la charpente ne doit plus seulement protéger du froid, mais aussi de la surchauffe estivale. Les canicules deviennent fréquentes et intenses et votre toit est la première surface exposée au soleil.
La conception de la charpente influence directement la température intérieure. La structure doit favoriser la ventilation naturelle sous la couverture pour éviter l’accumulation de chaleur excessive dans les combles. La hauteur des chevrons est donc primordiale. C’est elle qui permet de créer une lame d’air ventilée suffisante pour évacuer l’air chaud par le faîtage. C’est une barrière thermique naturelle et efficace.
Le choix du bois participe aussi au confort d’été. Le bois possède une faible conductivité thermique. Il transmet la chaleur beaucoup plus lentement que le béton ou l’acier. On parle alors de déphasage thermique. La chaleur met plus de temps à traverser la structure. Ainsi, le pic de température intérieur est décalé vers la nuit là, où il est plus facile d’aérer la maison. Pour maximiser cet effet, l’assemblage doit être précis.
L’intégration de l’isolation dans la charpente est stratégique. En 2025, on installe des isolants biosourcés entre les pannes. La fibre de bois, par exemple qui, offre une excellente inertie. Cependant, la charpente doit être capable de supporter ce poids supplémentaire. Il faut intégrer ces nouveaux matériaux lors des calculs de charge. Une charpente légère type fermette nécessite parfois des renforts spécifiques pour maintenir une température agréable sans climatisation.

Le coût d’une charpente en bois : budget et aides financières en 2026
Le prix d’une charpente en bois, en pente ou pas, dépend de plusieurs facteurs. Nous pouvons considérer le type de charpente, l’essence du bois utilisé ou la complexité de la structure et la main-d’œuvre.
En 2025, nous estimons que le coût moyen d’une charpente traditionnelle en bois massif oscille entre 90 et 200 €/m². En revanche, une charpente à fermette, plus industrialisée, se situe entre 60 et 120 €/m². Les charpentes en bois lamellé-collé, plus robustes et adaptées aux grandes portées, peuvent atteindre 250 €/m².
Face à ces coûts, plusieurs aides financières sont disponibles pour alléger la facture. Le gouvernement continue d’encourager l’utilisation de matériaux durables via MaPrimeRénov’. Cette entité propose des aides qui peuvent couvrir jusqu’à 30 % du coût pour une charpente en bois issu de forêts certifiées.
Notez que MaPrimeRénov’ « Rénovation d’ampleur » cible désormais les passoires thermiques. Ainsi, elle privilégie les rénovations globales dites « bouquets » aux gestes isolés pour les ménages modestes.
Les prêts à taux zéro (éco-PTZ) sont également accessibles pour les rénovations améliorant la performance énergétique du logement. De plus, certaines régions et collectivités locales offrent des subventions spécifiques pour la rénovation des charpentes anciennes.
Enfin, une TVA réduite à 10 % est appliquée pour les travaux réalisés par un professionnel.
FAQ : Vos questions sur la charpente en bois
Quelle est la durée de vie moyenne d’une charpente en bois ?
Une charpente bien entretenue peut durer plus de cent ans. Les charpentes traditionnelles en chêne traversent souvent les siècles. Les fermettes industrielles ont une longévité estimée à environ 50 ans. L’humidité reste l’ennemi principal de la longévité du bois.
Faut-il traiter le bois de charpente systématiquement ?
Oui, un traitement préventif est indispensable contre les insectes et champignons. Le traitement doit être renouvelé tous les 10 ans environ. En 2026, vérifiez si votre zone est classée à risque termites. L’utilisation de bois naturellement imputrescibles peut limiter les traitements chimiques.