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Tout savoir sur la charpente fermette

Tout Savoir Sur La Charpente Fermette

Élément très prisé dans la construction des toitures modernes, la charpente fermette obtient sa lettre de noblesse dès sa mise en vogue dans les années 1950 aux États-Unis, puis dans les années 1970 en France. Principal type de charpentes industrielles du marché, elle en devient souvent le nom générique dans la pensée populaire. Mais qu’est-ce que la charpente fermette et qu’est-ce qu’elle rapporte ?

Les propriétés caractéristiques de la charpente fermette

On désigne sous ce nom une charpente préfabriquée généralement faite de bois ou de ses dérivés. Comme son nom l’indique, par rapport à la charpente traditionnelle à ferme, l’élément principal de la structure est, la fermette, une petite ferme en raisonnant en termes de pente. Les pièces formant la fermette sont toutes posées de façon triangulaire. Ce qui permet d’obtenir une structure robuste et très stable bien que les pièces de bois utilisées sont de bois plus fins de types, épicéa, sapin, etc., c’est-à-dire de plus faible épaisseur, en comparaison avec le bois massif employé pour les fermes traditionnelles.

Par ailleurs, les différentes pièces de la structure (arbalétriers, entrait, fiches, etc.) sont assemblées en atelier à l’aide de fixations métalliques. Contrairement à la charpente traditionnelle, la « fermette » ne comporte pas de chevrons. Les liteaux sont directement posés sur les fermes, lesquelles sont soutenues par des éléments anti-flambages et de contreventement (des pièces destinées à contrer les pressions latérales et horizontales).

Les avantages et les inconvénients de la charpente fermette 

De par cette conception de haute ingénierie et pourtant simple à aborder, la charpente fermette est appréciable pour sa légèreté (pièces de bois de faible épaisseur). La pose s’en trouve ainsi facilitée puisqu’il faut peu de technique pour la manier. En outre, malgré le nombre de sections utilisées dans sa construction, il est tout de même possible de décliner la charpente fermette en de modèles multiples. Grâce encore à cette conception, donnant à chaque élément un rôle précis, la fermette arrive à supporter jusqu’à 150 Kg/m2. Ainsi, la charpente à fermette présente un excellent rapport qualité-prix par rapport à une charpente classique. Tout cela a contribué à hisser la « fermette » comme produit phare parmi les charpentes industrielles, à une époque où le domaine de la construction moderne a pris un essor considérable.

Son utilisation est adoptée aussi bien dans les centres urbains qu’en périphérie et en milieu rural. Sans rivaliser avec la charpente dite « traditionnelle », la charpente fermette trouve aussi son utilité dans les besoins contemporains, si on ne parle que d’isolation. Cependant, avec cette solution constructive on doit parfois faire à face quelques contraintes, principalement la difficulté d’imaginer des combles aménageables. En effet, avec une distance de 60 cm entre les fermettes on est en présence d’une structure pleine ne laissant pas assez d’espace pour l’aménagement des combles. À cela s’ajoute une hauteur sous plafond insuffisante à cause de la pente. Par ailleurs, à cause de l’utilisation de nombreuses sections de bois, la méthode d’assemblage doit être suffisamment efficace, pour éviter les infiltrations d’eau au niveau des points de jonction. Enfin, en tant que produit industriel plus ou moins standardisé, la possibilité de personnalisation demeure restreinte.

Les normes à suivre dans la conception de la charpente fermette

S’agissant d’une pièce maîtresse assurant la stabilité et l’efficacité de la toiture, la fermette doit être impeccable au niveau de sa conception. Un bon nombre de règles et normes entourent donc, aussi bien sa réalisation que sa mise en place. Il existe au moins 3 Documents techniques unifiés qui traitent de ce type de structure, à savoir :

  • Les DTU 31.1 concernant les escaliers et les charpentes en bois.
  • Le modèle 31.2 autour des constructions avec ossature en bois.
  • La version 31.3 qui traite des charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques.
  • Le DTU règles CB 71 qui touche le mode de calcul et de conception des charpentes en bois.
  • Le dispositif BF 88 en matière de résistance au feu de la charpente en bois.

En dehors de cela, la norme NF EN 14250 issue de la règlementation européenne en la matière pose aussi diverses règles. Principalement, celle-ci impose les tolérances admises en la matière, à savoir :

  • L’humidité du bois qui ne peut dépasser 22 %.
  • L’épaisseur du bois qui ne doit pas être en dessous de 35 mm, la hauteur des éléments externes qui ne doit pas être inférieure à 65 mm (pas moins de 58 mm pour les éléments internes).
  • Les différentes tolérances requises à propos des connecteurs, etc.

L’installation d’une charpente fermette

Même si elle est relativement plus maniable par rapport à la structure de toiture traditionnelle, l’installation de la charpente fermette nécessite tout de même le suivi de certaines modalités, à commencer par une bonne lecture et le respect du plan. L’assemblage des fermes et leur alignement par rapport aux autres parties de la structure exigent une précision parfaite, pour éviter le moindre écart excessif entre les éléments, etc. De ce fait, il s’agit d’un travail de spécialistes qui requiert absolument l’intervention de professionnels confirmés, le charpentier, d’autant plus que c’est un travail en hauteur exigeant des mesures de sécurité strictes. Le prix pour la pose de charpente à fermettes varie selon la dimension, la qualité du bois utilisé, etc. Il revient environ à une soixantaine d’euros en moyenne, par m².

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