skip to Main Content

Les insectes xylophages ennemis de la charpente

Les Insectes Xylophages Ennemis De La Charpente

Des ennemis de charpente, les insectes xylophages comptent parmi les plus ravageurs. Hantises de tout propriétaire, ces petites bêtes peuvent fort heureusement se combattre. Petit point.

Son côté naturel et écologique, résistant et durable, isolant, léger et esthétique, sont autant d’atouts que possède le bois. L’on ne s’étonne que de peu si l’homme l’a choisi pour construire son habitat. Malgré les nombreuses inventions aboutissant à des matériaux performants, par préférence ou par nécessité, le bois reste irremplaçable. On conçoit dans ce beau matériau certains éléments de la construction dont la charpente de toiture. Cette dernière joue un rôle majeur en tant que soutien de l’ensemble de la couverture et du toit alors que son état général est constamment menacé par les attaques d’insectes xylophages.

Le bois est pourtant un matériau vivant. Il s’expose en permanence aux attaques des agents biologiques comme les champignons lignivores (qui s’attaquent au bois) et les insectes xylophages (qui font du bois leur nourriture). On parle évidemment de la termite. Ses attaques représentent de vrais dangers pour la structure notamment si l’on n’intervient pas à temps. D’un autre côté, la vulnérabilité du bois face à ces agressions diffère d’une essence de bois à l’autre. Le choix de l’essence de bois à utiliser pour la charpente est de ce fait crucial. Il convient également de connaitre les risques encourus selon la zone où se trouve la construction, d’être informé des précautions et des mesures à prendre devant les menaces et/ou les attaques éventuelles. Dans cette optique, il s’avère essentiel d’être au courant de tout ce qui concerne ces ennemis de bois pour pouvoir protéger sa charpente avec efficacité. C’est aussi judicieux de s’informer sur les réglementations en vigueur et les aides possibles.

Les différents types de charpente et les bois utilisés pour les concevoir

La charpente bois se décline en trois catégories distinctes :

  • la charpente traditionnelle à base de fermes, pannes et chevrons, travaillée manuellement ou semi industriellement avec des bois massifs.
  • la charpente industrielle à bases de fermettes préfabriquées en usine et conçues dans du bois de faible épaisseur.
  • la charpente en lamellé-collé, fabriquée à partir de lamelles de bois de 35 mm d’épaisseur environ, collées entre elles suivant une technique spécifique et perfectionnée.

Les essences de bois utilisées pour la fabrication de charpente sont :

  • Les feuillus comme le chêne, le châtaignier, etc. Ils sont en général denses, possèdent une grande résistance mécanique, mais s’acquièrent à prix élevé.
  • Les résineux comme le pin sylvestre, le pin douglas, le pin maritime, l’épicéa, etc. Disponibles en grande quantité, ils sont économiques avec des prix abordables et ils résistent à la compression et à la flexion. Ce sont toutefois les plus vulnérables aux attaques d’insectes xylophages et des champignons.

Les charpentes traditionnelles sont faites avec les pins sylvestres et douglas, l’épicéa, le chêne et le châtaigner. La charpente industrielle avec du sapin et de l’épicéa, et la charpente en lamellé-collé avec des pins sylvestres et douglas, l’épicéa.

Les bois choisis pour mettre en œuvre une charpente sont actuellement soumis aux normes (EN 355 et 350) en termes de durabilité et de résistance à l’humidité. De plus, ils sont traités au préalable en autoclave ou par trempage et subissent un traitement insecticide et un traitement fongicide (cas surtout des résineux), qui les protégeront en principe, pendant 10 ans.

Termites et autres insectes xylophages ravageant la charpente

Ce sont des insectes de très petites tailles, dont la présence passe souvent inaperçue. Contrairement aux ravages causés pouvant être lourds de conséquences. Même si les termites ont un rôle écologique non négligeable en contribuant au recyclage des bois morts dans les forêts, c’est certain qu’aucun d’entre nous ne les voulons dans notre habitation.

Les termites

Les termites sont sans doute les plus redoutables parmi les insectes qui attaquent le bois. Ils vivent en colonie organisée, raison pour laquelle on les surnomme « fourmis blanches ». La colonie se compose des ouvriers (de taille d’environ 5 mm), des soldats (environ 8mm) et des adultes reproducteurs (environ 10 mm). Très friands de la cellulose du bois, ces insectes isoptères craignent le froid, le vent et la lumière. C’est ce qui les conduit à vivre et à se reproduire sous terre ou à l’intérieur des bois. Arrivées dans une construction ils remontent le bâtiment en détruisant au passage papiers, parquets, etc., jusqu’à l’atteinte de la charpente. Leur présence se détecte par l’apparition des galeries terreuses à la surface du bois. Le professionnel utilise un détecteur acoustique et de mouvement pour les localiser. Invisibles, car se trouvant à l’intérieur du bois, ils évident progressivement ce dernier. Le bois devient feuilleté, se dégrade en structure et ne parvient plus à soutenir la toiture qui risque alors de s’effondrer. Ils apprécient surtout les bois tendres comme le sapin.

Les autres insectes xylophages

  • Les capricornes des maisons sont de taille de 15 mm environ à l’état larvaire, de couleur blanc ivoire, avec une longévité moyenne de 3 ans. Ils attaquent les résineux en creusant des galeries à une vitesse de 10 mm par jour pour chaque larve. L’adulte a une durée de vie de 4 semaines.
  • Les grosses vrillettes ont une larve d’environ 11 mm de longueur de couleur crème. Elles raffolent du bois déjà dégradé par les champignons lignivores. Les petites vrillettes, de couleur blanche crémeuse, avec une taille de 6mm environ à l’état larvaire, attaquent principalement les feuillus. Mais elles adorent aussi les autres types de bois existant en France. Pour les deux, les adultes femelles pondent des œufs (jusqu’à une centaine) dans les anciennes galeries et les fentes.
  • Les lyctus, de 5 mm  de taille , attaquent principalement les feuillus.

Ces insectes xylophages causent autant de dégâts que les termites. Ils sont repérables par la farine de bois accompagnant la dégradation de celui-ci, les bruits qu’ils émettent à l’intérieur et les trous à la surface par lesquels sortent les adultes pour reprendre la reproduction sur une autre partie.

Mesures à prendre, réglementations et aides contre les insectes xylophages ennemis de la charpente

Les mesures à prendre

Globalement, elles consistent à :

  • S’informer à la mairie pour savoir si la construction se trouve sur une zone infestée ou non par les termites. À ce propos, ce sont le sud-ouest de la France et la côte méditerranéenne qui sont les plus contaminés par les termites.
  • Choisir des essences durables et pré traitées pour la mise en œuvre de la charpente.
  • En cas de doute, faire diagnostiquer la construction et principalement la charpente par un professionnel certifié. Si le résultat s’avère positif, confier le traitement curatif à base de xylophène appliqué par pulvérisation ou par injection par un expert ou une entreprise certifiée, autre que celui ou celle qui a réalisé l’expertise.

Les mesures réglementaires

Pour protéger les propriétaires et les acquéreurs de terrain, la loi oblige :

  • la mairie de faire connaitre les zones infestées, identifiées par le CTBA, par un arrêté préfectoral ou municipal.
  • au propriétaire de déclarer à la mairie la présence des termites, de justifier la réalisation effective du traitement préventif et curatif fait par une entreprise autre que celle qui a fait le diagnostic, de traiter les déchets de démolition et de présenter un état parasitaire de moins de 3moins en cas de vente.

Les aides étatiques possibles

On peut bénéficier des aides dans les travaux entrepris pour lutter contre les termites et les insectes xylophages qui rongent une charpente. Les conditions d’éligibilité sont à demander auprès de la DDE (Direction départementale de l’Équipement). Il s’agit  :

  • des subventions de L’ANAH.
  • de la prime à l’amélioration de l’habitat (PAH).
  • de la prime à l’amélioration des logements à usage locatif et à occupation sociale (Palulos).
  • de la TVA à taux réduit (5,5 %).
Back To Top